Cette section précise les principaux concepts de l'économie circulaire afin d'assurer une compréhension commune.
L'économie circulaire désigne un système économique qui vise à maintenir la valeur des ressources (matières, produits, composants) le plus longtemps possible, en réduisant l'extraction de ressources vierges et la production de déchets, grâce à des stratégies telles que la prévention, le réemploi, la réparation, le reconditionnement, le recyclage et certaines formes de valorisation.
Cette approche est portée par un vocabulaire et des principes de référence internationalement harmonisés (ISO 59004). C'est un modèle économique qui vise à rompre avec le schéma traditionnel linéaire (extraire, fabriquer, consommer, jeter) pour passer à un cycle de vie des produits plus durable.
Un déchet est une substance ou un objet dont le détenteur se défait (ou a l'intention/l'obligation de s'en défaire). Dans l'étude, le terme est utilisé de manière opérationnelle pour décrire des flux (plastiques, biodéchets, DEEE, BTP, etc.) et leurs chaînes de gestion/valorisation (collecte, tri, traitement, valorisation/élimination).
Une filière déchets est l'ensemble structuré d'acteurs, d'activités, d'infrastructures et de règles qui permettent de gérer un flux donné depuis sa génération jusqu'au traitement, à la valorisation et/ou à l'élimination. Elle inclut généralement : collecte/regroupement, tri/pré-traitement, recyclage/valorisation et débouchés.
Les DSMA désignent les déchets produits par les ménages et les déchets « assimilés » (proches par nature) issus d'activités similaires (petits commerces, services, etc.) qui relèvent souvent de dispositifs de service public de propreté/gestion intégrée. Le terme DSMA est couramment mobilisé dans la gouvernance de la propreté urbaine et de la délégation de service public (notamment sur Abidjan).
Un CVET (Centre de valorisation et d'enfouissement technique) est une installation recevant des déchets (souvent via des centres de transfert) pour valorisation et/ou enfouissement contrôlé. Ces infrastructures sont associées à la gestion des DSMA dans le district d'Abidjan.
Le recyclage matière désigne des opérations par lesquelles des déchets sont transformés en matières pouvant se substituer à des matières vierges dans la production. Les MPS sont les matières issues de ces opérations et réintroduites dans l'économie.
La valorisation organique regroupe les procédés transformant les biodéchets (déchets alimentaires, résidus agro, déchets verts, etc.) en produits utiles : compost, digestat, amendements, parfois via méthanisation.
La valorisation énergétique est la production d'énergie utile à partir de déchets/ressources récupérées (biogaz, chaleur, etc.). Le CSR (Combustible Solide de Récupération) est un combustible préparé à partir de fractions non dangereuses de déchets (après tri) destiné à se substituer partiellement à des combustibles fossiles dans certaines industries.
La REP (EPR) est une approche de politique publique qui rend les producteurs responsables de leurs produits sur l'ensemble du cycle de vie, y compris au stade post-consommation (collecte, tri, recyclage/traitement), et contribue à financer/organiser ces opérations.
En Côte d'Ivoire, le Code de l'Environnement (2023) consacre le principe de REP et prévoit la mise en œuvre d'éco-organismes et la participation du secteur privé à la collecte, au traitement, au recyclage et à la valorisation, en application de ce principe. Le principe de responsabilité élargie du producteur l'énonce comme une obligation pesant sur les opérateurs qui mettent sur le marché des produits générant des déchets.
La RSE renvoie à l'intégration volontaire (ou encouragée) par les organisations de préoccupations sociales, environnementales, éthiques et de gouvernance dans leurs activités et leurs relations avec les parties prenantes. Dans le contexte de l'économie circulaire, la RSE se traduit notamment par :
Les critères ESG constituent un cadre d'évaluation utilisé surtout par les investisseurs et partenaires financiers pour apprécier la performance extra-financière d'une organisation :
La RSE renvoie davantage à une démarche de responsabilité, tandis que l'ESG est souvent une grille d'évaluation et de reporting.